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  • Photo du rédacteurClara Bossard

10 raisons de s'intéresser à l'Art Thérapie


L’art est un outil formidable lorsqu'il s'agit d'expression : il communique, il dénonce, il est un exutoire aux émotions humaines. On a facilement l'image du musicien emporté par sa musique, ou du peintre qui transmute sa souffrance au travers de ses toiles, avec rage et passion. En résulte un bien-être infini d'avoir sortie les choses hors de soi et la fierté d'une œuvre somptueuse.


Souvent utilisé dans un cadre thérapeutique auprès des enfants, on oublie malheureusement que le dessin peut aussi avoir de nombreuses vertus chez les adultes. L’aspect enfantin du gribouillage peut en rebuter plus d’un, pourtant il s’agit là d’une porte d’entrée colossale et insoupçonnée vers notre inconscient.


Voici donc 10 raisons de s'intéresser à l'art thérapie :


1. C'est accessible à tout le monde


Comme cité plus haut, l'art thérapie est un outil très efficace pour les enfants. Cette méthode leur donne un espace de communication idéal et leur permet de passer par des chemins plus accessibles pour exprimer leur souffrance. Pour un adulte ou un jeune, d'autre facteurs entrent en jeu : le jugement (des autres ou de soi-même), l'esthétique, les compétences, etc.


En art thérapie, le but ne réside pas uniquement dans le résultat mais principalement dans le processus de création. Quelles sont les intentions que je pose sur le papier, quelles sont les émotions que je ressens en traçant ce trait, quelle couleur pourrait traduire mon état d'esprit ? Par la suite, on peut se pencher sur le résultat, mais il n'est en aucun cas sujet à un jugement esthétique, ce dernier sert principalement de support pour l'analyse et la discussion qui peut en découler.


Les outils que nous utilisons en art thérapie sont intuitifs et agréables à utiliser. Qui sait, vous pourriez vous découvrir un nouveau talent, pourquoi ne pas se laisser surprendre ?


2. Comprendre ses émotions


En art thérapie nous travaillons beaucoup sur les émotions, car ce n'est qu'en se connectant à celle-ci que nous pouvons entrer dans le processus de création. Il ne s’agit donc pas de les étouffer, au contraire, il s’agit de les poser sur le papier, de les observer, de les comprendre pour pouvoir les accepter.


Lorsque nous comprenons et acceptons ce que nous ressentons, la perception que nous avons de nous-mêmes et du monde extérieur change, nous sommes plus à même de savoir ce qui nous appartient et donc de reprendre le contrôle de notre vie.


Être capable de ressentir l'émotion qui nous traverse, sans jugement, nous permet de la recevoir de manière plus apaisée et de ne pas se laisser emporter par un flot infini de pensées répétitives ou par des angoisses envahissantes.


3. Lâcher le mental


Un point sur le mental : il s'agit de cette petite voix dans notre tête qui cherche à tout rationaliser. C'est souvent lui qui, lorsque nous avons une pulsion, nous ramène à la "raison" (non, tu ne devrais pas ouvrir cette boîte de gâteau...). On oppose souvent le mental à l’intuition, cette puissance créatrice qui est en chacun de nous : c'est la première réponse qui nous vient face à une situation, c'est notre spontanéité.


Évidemment, sans le mental, nous serions en roue libre et sans l'intuition nous ne serions que des robots sans âme, c'est pourquoi ces deux-là forment une équipe de choc ! Malheureusement, la communication entre ces deux entités est souvent coupée et dans notre société qui privilégie le rationnel, nous avons tendance à nous enfermer dans notre mental.


Comme l'explique ma formatrice, Jacqueline Neidergang, créatrice de l'école d'art thérapie SO ARTH, il n'y a que quarante centimètres entre la tête et le cœur, et ce sont pourtant les centimètres les plus longs et les plus difficiles à parcourir. Le but est de réactiver la communication entre les deux.


C'est pourquoi beaucoup d'exercice que je propose se font à l'aveugle pour laisser toute sa place à l'intuition et au mouvement instinctif. Petit à petit, on aide la tête à écouter le cœur et à lâcher prise de temps en temps.


4. Se reconnecter à ses sens (et à soi)


Comme cité plus haut le mental prend une importance considérable dans notre vie, à l'instar de notre intuition ou de nos émotions. Il est important d'être à l'écoute de ses sensations physiques car le corps ne ment jamais.


Pourtant, nous sommes coupés de notre corps, nous ne prenons pas garde à ce qui est pourtant notre vaisseau pour le reste de notre vie. Il s'agit d'une machine formidable qu'il nous arrive trop de fois d'oublier, ou même de rejeter. Nous oublions trop souvent que nous respirons, naturellement et automatiquement, que nous marchons sans même y penser, que nos mots viennent sans efforts. Pour certains, ces choses-là sont un combat de chaque instant.


L'art thérapie permet de revenir à soi, pratiquer la pleine conscience sur ses gestes, sur sa respiration et sur ses ressentis intérieurs et extérieurs.


5. Apprendre à se connaître

"Le visage miroir, l'art thérapie et l'image de soi"

Apprendre à s'écouter est une étape indispensable vers la connaissance de soi. Mais ce n'est pas suffisant pour réellement comprendre qui nous sommes.


Nous sommes cachés sous de nombreux masques que nous inter changeons en fonction de notre interlocuteur (exemple : quand on s'adresse à son parton VS quand on discute avec un ami). Ces masques sont essentiels pour la vie en société. Mais parfois, on peut perdre de vue ce qui se cache dessous.


On a tendance à croire que ces masques nous protègent du jugement d'autrui auquel nous sommes exposés. Malheureusement, nous pouvons perdre de vue qui nous sommes réellement et parfois nous acceptons des choses qui ne sont pas en adéquation avec nos valeurs, sans même nous en rendre compte.


En apprenant à se connaître, en découvrant quelles sont nos valeurs, ce qui nous fait vibrer, nous sommes capables de poser le masque et de prendre des décisions en conscience.


6. Dénicher ses fausses croyances


Ce point est directement lié à celui du dessus. En apprenant à se connaître il est possible de rencontrer des idées, des croyances, sur nous-mêmes ou sur le monde extérieur, qui nous viennent de l'enfance. Elles sont très souvent négatives et ont un impact très important sur l'image qu'on a de soi ou d'autrui.


C'est ce qu'on appelle un Saboteur, car c'est un prisme à travers lequel nous allons voir le monde et qui peut réellement nous saborder. Prenons l’ego, par exemple, qui est le premier saboteur que nous pouvons avoir : il est un amas de toutes nos peurs et croyances négatives à l'égard de nous-mêmes. C'est lui qui va nous encourager à rester dans notre zone de confort.


Quand on sait la reconnaître, il nous est plus facile de faire taire cette petite voix qui nous murmure "tu ne vas pas y arriver" et laisser place à celle qui nous dit que "tout est possible".


7. Couper des liens négatifs

Une situation qui nous pèse, une relation avec quelqu'un qui s'avère douloureuse, une histoire qui n'est pas terminée et qui nécessite un point final... Il existe de nombreuses raisons de couper les liens.


C'est un exercice qu'il est nécessaire de faire pour pouvoir se libérer de vieux schémas et pour passer à autre chose. Une fois qu'on a déposé les bagages qui ne nous sont plus utiles, on peut partir le cœur léger.


"Ça, c'est fait !"


8. Améliorer sa confiance en soi


Ah la confiance en soi ! Grand problème de société. Car, oui, la confiance en soi se construit à travers le regard de la société, de notre éducation, des valeurs qu'on nous aura transmises : que ce soit dans la performance, dans la façon de célébrer nos victoires, de la manière dont on accepte (ou pas) la défaite, etc.


Il est difficile de retrouver confiance en soi dans cette compétition à laquelle nous faisons face quotidiennement. Chercher à être le plus performant en permanence peut réellement avoir un impact sur notre moral. Pourtant, avoir confiance en soi ne signifie pas forcément être le meilleur, il s'agit plutôt d'être conscient de ses capacités et être en accord avec ses valeurs.


Apprendre à s'aimer, même si nos atouts ne correspondent pas aux attentes extérieures, c'est le tout le jeu de la confiance en soi. Il y a de nombreuses méthodes pour travailler l'amour de soi, l'art thérapie en fait partie : être au cœur d'un projet, en groupe ou seul, avancer dans la quête de la connaissance de soi, produire un dessin, une sculpture, etc. Tous ces aspects cultivent la confiance en soi.


9. Retrouver sa créativité

La créativité est au cœur même de l'art thérapie. Bien qu'au départ, il peut être difficile de se lancer, les séances sont faites de manière à ce que vous repreniez progressivement votre pouvoir créateur.

Comme un enfant qui se jette à corps perdu dans le dessin, qui met les doigts dans la peinture sans avoir peur de se salir, je vous encourage à contacter votre Enfant intérieur. Il agit sans se soucier de ce qui se passe après, il vit dans l'instant présent et c'est tout ce dont on a besoin en plein processus de création.


Grâce au pouvoir de ce petit super héros, vous pourrez réaliser tout votre vrai potentiel !


10. Pour aller mieux


Pour conclure, je terminerais par ce point qui regroupe tous les précédents et qui est pour moi le plus important. En effet, le but final de l'art thérapie est d'atteindre un mieux-être, à travers l'introspection et la création.


Chaque personne est différente, avec sa sensibilité, son histoire, ses attentes, sa spiritualité... C'est pourquoi l'art thérapie est un excellent moyen de se sentir mieux : elle s'adapte, elle évolue en fonction de vous, à votre rythme. Elle peut répondre à de nombreux besoins : que ce soit simplement se reconnecter à son soi créatif ou que ce soit une envie de travailler sur ses traumas.


Le meilleur moyen de vous faire une idée sur cette méthode est de la tester et je serais ravie de vous accompagner dans cette découverte. Si l'art thérapie vous intéresse, n'hésitez pas à me contacter, je répondrais à toutes vos questions.


Je vous remercie d'avoir lu ce billet, j'espère qu'il vous aura donner envie d'en savoir plus sur cette méthode. Je vous dis à bientôt pour un nouvel article !


Clara



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